Le rapport montre que la loi a facilité l’entrée des femmes au sein des Conseils municipaux et des Conseils régionaux, c’est à dire là où les élus sont désignés au scrutin de listes. Ainsi la proportion de femmes a presque doublé, passant de 27 % à 47,5 % en mars 2001. Cependant, même lorsque les femmes sont bien représentées au sein de l’assemblée délibérante, elles ne se retrouvent pas généralement en bonne place au niveau des fonctions exécutives.
Par ailleurs, en ce qui concerne la présence des femmes à l’Assemblée nationale, la France reste en retard au niveau de l’Union européenne. Elle se classe au 17ème rang sur le plan européen et au 68ème rang sur le plan mondial selon les statistiques de l’Union interparlementaire. S’agissant des autres élections désignées au scrutin uninominal, la France ne compte que 17 % de femmes au Sénat, 10,4 % dans les Conseils généraux, et 30 % dans les Conseils municipaux des communes de moins de 3 500 habitants. Comment s’expliquent ces différences ?
L’étude rappelle que la loi du 6 juin 2000 n’a prévu que des mesures incitatives pour les législatives et rien pour les autres scrutins uninominaux.
Lien vers le rapport d'évaluation de la loi du 6 juin 2000 tendant à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives :
Bibliothèque des rapports publics - La Documentation française
Lien vers un article de Vie Publique.fr : "Parité et égalité hommes-femmes : une réalité ?"
Découverte des institutions - Vie-publique
|